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Scénarios de gestion de la Dette afriaine

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En 2020, à mesure que les pays s’efforçaient de soutenir leurs populations pendant la pandémie, les dépenses publiques en Afrique se sont envolées. Cette situation a eu un impact négatif direct sur les soldes budgétaires et le poids de la dette : le ratio moyen dette/Pib de l’Afrique devrait augmenter de 10 à 15 points de pourcentage dans le court et moyen terme, alimenté par la flambée des dépenses publiques et la contraction des recettes budgétaires provoquées par la pandémie.Cela se traduira, à court et moyen terme, par une accumulation rapide de la dette. Bien que le ratio moyen dette/Pib se soit stabilisé autour de 60 %, les récentes expériences de restructuration de la dette en Afrique ont été coûteuses et longues en raison, selon le rapport, d’asymétries de l’information, de problèmes de coordination entre créanciers et d’une utilisation de titres de créance plus complexes.La Banque africaine de développement a réagi rapidement face à la pandémie en mettant en place un mécanisme d’intervention de crise pour aider les pays à atténuer ses effets sanitaires et économiques. La Bad a également effectué sur les marchés financiers internationaux une émission obligataire à impact social d’une valeur de trois milliards de dollars américains dénommée, «combattre le Covid-19 », qui était alors la plus importante opération de ce type libellée en dollars jamais lancée. « Cependant, les aspects fondamentaux de la dette de l’Afrique doivent être classés par ordre de priorité et ne peuvent pas être ignorés », a déclaré le président de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi A. Adesina.« La banque a fait le choix stratégique et tourné vers l’avenir de discuter d’un sujet qui pourrait devenir une préoccupation politique majeure à court terme, écrit-il dans l’avant-propos du rapport. Nous devons relever les défis de la dette et du financement du développement de l’Afrique en partenariat avec la communauté internationale. Une aide financière bien plus importante est nécessaire et les créanciers du secteur privé doivent faire partie de la solution. Le moment est venu d’alléger une dernière fois la dette de l’Afrique », a-t-il fait valoir.

Source : Libéonline

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