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lundi, janvier 17, 2022
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Reconnaissane panafricaine : L’entrepeneur des tunnels Yérim Sow désigné “homme de l’année”

Le magazine panafricain “Confidentiel Afrique” a désigné l’entrepreneur sénégalais, Yérim Sow “homme de l’année 2021”.

A 54 ans, Yérim Sow, n’a pas attendu d’attendre un âge mûr pour se lancer dans l’entreprenariat. Il s’est frotté très tôt au monde des affaires, s’affranchissant ainsi de l’aile protectrice de son de son père Aliou Sadio Ardo Sow, fondateur de la légendaire Compagnie Sahélienne d’Entreprise (CSE). Tout seul, il “s’est frayé son propre chemin, ayant très tôt compris ce dicton espagnol : ‘le chemin se trace en marchant. Sa fortune immense a été bâtie loin des affaires du pater'”, rappelle le Confidentiel Afrique.

Il a connu, certes, des revers, mais il a su se relever comme tout grand entrepreneur. Le magazine Confidentiel Afrique est revenu sur le parcours de ce brillant entrepreneur des tunnels. Un surnom que lui confère la rédaction de Post Afrique du fait de sa discrétion, qui est un fondement de sa réussite.

La saga de MTN, Free 

Le veinard et discret Yérim consacre son temps à l’utile. Le voilà actionnaire historique de MTN Côte d’Ivoire et copropriétaire depuis 2018 de Free au Sénégal avec le français Xavier Niel, l’homme d’affaires Malgache Hassanein Hiridjee. 

Une fortune de dizaines de milliards de francs Cfa

Du haut de ses un mètre quatre-vingt-cinq (1,85m), Yérim Sow a pu constituer une fortune estimée à trois cent cinquante (350) millions de dollars, environ deux cents trente milliards (230) milliards de francs Cfa, à force d’initiatives et d’un sens pointu et prononcé des affaires qu’il sait si bien déployer avec l’habilité d’un investisseur averti. Un roc qui résiste aux secousses qui singularisent un milieu qu’il ne partage pas avec des enfants de chœur. C’est son côté ’’killer’’.

Un mental fort

Sa mésaventure au Bénin en est une illustration éloquente. Il a entamé un bras de fer avec les autorités de ce pays qui l’ont expulsé du terrain où son hôtel devrait être construit. La raison : non respect des délais. Son bail résilié le 18 février 2020, Yérim Sow et son  entreprise Teyliom avaient lancé une procédure d’arbitrage international, pour contester la démolition de son investissement sur les bords de la Marina de Cotonou. 

Comme le notait votre magazine Confidentiel Afrique, en septembre 2020, la destruction de l’hôtel Noom construit à 90% a été un véritable scandale. 

Yérim Sow qui étend ses tentacules, avait auparavant ouvert un autre hôtel du même nom au Niger, en 2019, en marge du sommet de l’Union Africaine (UA). Un investissement de 22 milliards de FCFA sur fond de succès retentissant et fort bien apprécié par les autorités de Niamey. 

En 2021, la progression vertigineuse se poursuit avec l’ouverture à Abidjan du Noom Hôtel. Une tour de 21 étages, joyau de 5 Étoiles du groupe hôtelier panafricain MangalisHôtel Group (MHG). 

Noom Hôtel est aussi présent en Guinée, à Kaloum, en bordure de mer. 

Mangalis est une filiale de la holding Teyliom International. Mangalis Hôtel Group qui se décline en trois catégories. Noom Hôtels pour le haut de gamme, Seen Hôtels pour la gamme intermédiaire et Yaas Hotels pour une gamme plus économique. 

Son “bébé” Teylium

Yérim Sow est aussi très présent au Sénégal notamment à Diamniadio. Le groupe Teylium tient sur ce site un projet de quartier d’affaires dénommé «Epycentre», réservé aux multinationales qui voudraient  s’installer dans le pôle urbain.

Figurent aussi d’autres projets de Teylium comme ses hôtels de 4 et 5 étoiles (développés sous la marque propre Noom et Seen), des logements moyens et haut standing, un parc d’attraction, une école, entre autres.

Tous ces projets, ces investissements en Afrique ne sont pas réalisés sans difficultés, mais l’homme la foi adossée à des principes fondamentaux, se montre toujours déterminé à soulever les montagnes. Il a ainsi su faire face à la pandémie de la Covid-19, véritable bourreau des investisseurs. Sa force : sa forte personnalité, sa discrétion et son efficacité. 

De l’enfance à la jeunesse

Né en 1967 à Dakar, enfance tranquille dans l’ombre d’un papa Aliou, trop exigeant, qui trône sur une entreprise créée en 1970, le jeune Yérim passe une adolescence dorée et se montre brillant à l’école. À 18 ans, son bac scientifique en poche, il prend les airs pour le Canada. Direction: École Polytechnique à l’université de Montréal, où il décroche le diplôme d’Ingénieur et reste en Amérique du Nord. Aux Etats-Unis, à Boston plus précisément, il étudie le commerce à l’université. C’est parti pour une longue carrière d’homme d’affaires : première entreprise en 1988, à 21 ans: Direct Access, spécialisée dans l’informatique. Il échoue six ans après et gagne en expérience. Un prêt d’un milliard de francs CFA est contracté auprès de son père Aliou Sow. Il prend le pari devant le pater de rembourser. Un engagement qu’il respectera. Yérim commercialise des pagers, permettant de recevoir des messages, à travers des modèles baptisés «bip access». Il réussit sur ce coup. C’était en 1994. Ces petits appareils sont très présents au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Sa maman, sœur de Mohamed Tiecoura Diawara, ancien ministre du Plan du premier Président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, a aussi couvé l’enfant Yérim en veillant sur son éducation et inculqué la fibre d’une fertilité croisée dans ses relations avec l’univers post-cocon familial. Sur les traces de son défunt Père, le Patriarche Aliou Ardo SOW, Yérim est devenu au fil des années un bâtisseur des temps modernes. En mode plutôt underground.

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