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mercredi, décembre 1, 2021
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Face à la presse : Ousmane Sonko lance des grenades lacrymogènes aux forces de l’ordre

Le leader des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF) a tenu un point de presse ce mardi à Ziguinchor (Sud du Sénégal). Ousmane Sonko se trouve actuellement en tournée dans la zone afin de mener des affaires politiques, sociales et économiques. Le président des “patriotes” assure que cette “rencontre avec la presse” était prévue depuis vendredi dernier. Elle n’est pas motivée par les malheureux incidents d’hier.

Ce lundi à 17h, les commerçants de l’organisation “Unacois Yessal” ont reçu à leur siège Ousmane Sonko et ses collaborateurs. Au cours de cette réunion, les choses se sont rapidement dégradées avec une attaque de “nervis”. Alertée, la police est intervenue “plus d’une heure de temps” après, fustige Sonko. “Je déplore l’attitude de la police nationale parce que cette police refuse d’être une police professionnelle. Aujourd’hui, Guy Marius Sagna est injustement arrêté parce qu’il a dénoncé simplement le comportement de nos forces de défense et de sécurité (…). Nous avons remarqué que nous avons une police partisane”, argue-t-il. En restant prudent, le chef de parti du PASTEF ajoute que ces accusations ne s’adressent pas aux individualités mais plutôt au collectif que représente la police. D’après lui, “le problème, c’est la chaîne de commandement qui est politicienne, politisée, et qui, à chaque fois que ça concerne l’opposition, la police ne fait pas son travail dans les normes républicaines”. Donnant des leçons de déontologie, il rappelle que “la police, elle n’est pas une police de Macky Sall (…). Cette police est payée par l’impôt des contribuables sénégalais pour assurer la sécurité de tout le monde”. L’opposant du président Macky Sall accuse la police d’être “partiellement responsable” des échauffourées d’hier. “Quand on est sorti jusqu’à la rue principale du marché Boucotte, on a vu une fourgonnette de la police stationnée. Ils ne sont même pas entrés dans le quartier pour essayer de s’interposer entre les partis. C’est indigne d’une police républicaine”.

Après cette attaque contre la police, Ousmane Sonko ne fait pas de cadeau non plus aux gendarmes. Il les met tous dans le même sac. “Des policiers et des gendarmes ont appelé des proches jusqu’à Dakar” pour les aviser de “l’attaque” sur sa personne, déplore-t-il. “Ils attendent que des gosses soient blessés pour aller les interroger et peut-être leur faire du n’importe quoi et chargé le rapport”, déclare le leader du PASTEF.

Dans un passé récent, Ousmane Sonko tressait des lauriers aux pandores. Lorsqu’il a obtenu une liberté provisoire dans l’affaire “Sweet Beauty” l’opposant à Adji Sarr, il s’était précipité de saluer le patriotisme et le dévouement de la gendarmerie nationale. Pendant ses discours en wolof à l’époque, il les avait félicité de leur “professionnalisme”, de leur “sens de responsabilité” et de leur “hauteur”. Avec une grande vivacité, Sonko avait fait les éloges de la gendarmerie nationale. “Je leur voue toute ma déférence. J’étais dans les mains du GIGN -Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale- et de la Brigade de recherche, de ma détention jusqu’à ma sortie. Nous avons une très grande gendarmerie (…). Ils sont au taquet des ordres et tout ceci, sans brutalité. Je n’ai jamais été brutalisé, ni même égratigné”, ainsi chantait-il leurs louanges.

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