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Mévente de la surproduction de l’oignon Les vrais acteurs disculpent la direction de l’horticulture

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La mévente de la surproduction de l’oignon a entraîné la colère des producteurs. Mais si l’insuffisance du nombre d’unité de conservation  est pointé du doigts, des producteurs que nous avons interrogés  ne cautionnent pas les accusations faites contre la direction de l’horticulture dont le rôle se limite à booster la production   

 Si dans la mévente de la surproduction d’oignons, l’Etat du Sénégal est tenu  pour responsable du désarroi des producteurs, c’est parce qu’il lui incombe de mettre en place  un nombre suffisant d’unités pour la conservations des produits. En tout cas pour Mohamed Dia, ci devant président de l’Union maraîchère et forestière de Thieppe, il avoue que «la filière oignon connaît des problèmes d’écoulement qui lui ont fait perdre des tonnes », il renseigne que Cambérenne n’a pas une association de producteurs mais des consommateurs. Cela permet de lever les équivoques sur les accusations du nommé Issa Oumar Basse. En direction de ce dernier Mame Babacar Mbaye, un producteur de Thies, se pose des questions sur  les véritables motivations des ses sorties sur la mévente de l’oignon.  En effet, sous les habits de président de l’association des producteurs de Cambérenne, le sieur Issa Omar Basse, accuse le président Macky Sall, le ministre de l’agriculture et la direction de l’horticulture  «  d’incompétents » à la base de la mévente. Mais pour Mame Babacar, Basse  n’ayant pas de domiciliation fixe connue des services horticoles, il ne peut pas parler ai nom des producteur.  Le même admet qu’il ya des problèmes d’écoulement de l’oignon mais précise « qu’il n’est pas du rôle de la direction  de l’horticulture de procéder à l’écoulement des productions mais de les booster en vue d’une autosuffisance ». L’avis est partagé par Modou Fall, le président de l’Association des producteurs maraîchers de Kayar qui pense que les agroindustriels, bien qu’ils contribuent au renforcement de la production horticole, sont des obstacles au bon écoulement des produits. Modou de Kayar  pointe également du doigts l’Etat, qui doit réguler les importations d’oignon à travers ses services de commerce. « Le problème du sous secteur en ce qui concerne l’oignon, la pomme de terre et les autres variétés n’est pas un problème de production » fait savoir Fall Kayar qui souligne que la responsabilité est à chercher au niveau le plus élevé de l’Etat et non ailleurs. Au Sénégal , la direction de l’horticulture à en charge la production des variétés du secteur.  Avec des

conditions pédoclimatiques très favorables et des techniciens dynamiques,  l’horticulture qui est

une filière très importante dans l’agriculture sénégalaise, a permis de surmonter les   déficits céréaliers. Mais l’expansion ce ce sous- secteur se heurte à des problèmes  dont le plus crucial est l’insuffisance du

nombre d’infrastructures de conservation. Si le Sénégal est devenu autosuffisant en pomme de terre après l’oignon, c’est grâce à l’ingéniosité des techniciens de la direction de l’horticulture. Des programmes ont abouti   aux succès notés au niveau de toutes les filières depuis 2012. Pour la pomme de terre, des statistiques renseignent qu’on est passé de 15000 tonnes en 2012 à 150.000  tonnes en 2012, 140000 tonnes en 2019 et 150 000 tonnes pour 2020. Le même succès noté dans la filière pomme de terre est visible dans la filière oignon depuis quelques années. La production d’oignon est  passée de 90.000 tonnes en 2001 à 245.000 tonnes en 2014 puis 350000 tonnes en 2016.

Actuellement la production qui est doublée voir même triplée  ne cesse de prendre son envol. Ce qui explique la mévente déplorée par les producteurs

qui ont besoin d’ infrastructures de stockage et de conditionnement en vue de la transformation des produits mais aussi structures de transport et de commercialisation.

 ND CISSE

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