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Mamadou Ndione propose de « Militer pour l’accélération vers un développement endogène »

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Economie en berne 

Mamadou Ndione responsable Apr  propose de « Militer pour l’accélération vers un développement endogène »

La Covid-19, les projets liés au plan Sénégal émergent et l’exploitation du pétrole. Voilà sont les questions phares abordées par Mamadou Ndione responsable de l’Alliance pour la République (Apr) à Diass et directeur général Cosec task force républicaine. Dans un entretien accordé à Walf TV, il a fait un diagnostic de l’économie sénégalaise.

Après la crise sanitaire, c’est la crise économique. Que pensez-vous des lendemains de notre économie en rapport avec la covid-19 ?

Rappelons que la covid-19 n’a épargné aucun pays dans le monde. Ces méfaits sont néfastes. Avant l’arrivée du virus, le Sénégal était sous la pente ascendante du Plan Sénégal Emergent (PSE) à l’horizon 2035. Son excellence, le chef de l’Etat Macky Sall, l’avait divisé en quatre parties. Au moment d’entamer la deuxième phase, le coronavirus a attaqué et à tout bouleversé. La première, elle s’était achevée avec des résultats exceptionnels. Mais, malgré la pandémie, l’économie a toujours eu une croissance positive même si on peut dire qu’il y’avait des restrictions sur les déplacements avec la fermeture des marchés hebdomadaire pendant un certain temps. Une situation déplorable mais compréhensible. A noter que y’avait un taux croissance faible qui était seulement dû au couvre-feu. Le Sénégal peut se réjouir de voir son économie toujours devant comparé à d’autres pays qui ont connu une croissance négative. Nous avions pris les devants car le Président de République avait injecté près de 20 milliards de francs Cfa dans le secteur agricole. De surcroit, le Sénégal n’a jamais dévié de son trajectoire d’atteindre l’émergence dans un futur proche. 

Avec toutes les difficultés liées à diverses raisons, vous pensez que notre pays va atteindre cet objectif déjà que le pétrole peine à connaitre son premier jour d’exploitation ? 

Pour le pétrole, ce qui est en rapport avec la plateforme d’exploitation, les éléments essentiels sont envoyés c’est-à-dire les caissons. A Saint-Louis les acteurs font tout leur possible pour parvenir aux résultats escomptés même si on admet un retard qui a été causé par la covid-19. Malgré cela les travaux n’ont pas été stoppés. La preuve, en pleine pandémie Macky Sall avait pris deux décisions importantes. La première, c’est la plateforme logistique en rapport avec la terre de savoir ceux qui devaient prendre les services pour le pétrole et le gaz. Ce marché a été octroyé aux entreprises sénégalaises de surcroit une loi sur le contenu locale a été voté à l’assemblée nationale, ce pour mettre en exergue le sénégalais compétent dans les domaines déterminés. 

Pour les questions liées à Frank Timis. Beaucoup ne savent pas ce qu’ils disent. Il n y a aucun sénégalais dans le monde capable d’aller chercher et trouver du pétrole à 5000 mètres sous terre encore moins sous l’eau.  Ce qui est le plus important à mon avis est que l’Etat du Sénégal accompagne davantage l’économie. Côté énergétique, il y’a un central  de 300 MW, ceux qui y travaille sont des fils de ce pays. Ce qui va nous permettre à vendre de l’électricité à la SENELEC. Et au niveau du solaire, nous avons le même procédé ainsi que l’éolien. Nous allons vers les conquêtes de souveraineté économique et sociale. Ce qui nous permettra d’exploiter au mieux nos ressources. 

Pourquoi nous avons fait le constat comme quoi tout nos biens sont délégués aux étrangers notamment les français et les turques ?

Il ne faut pas dire ça. Le PUDC dont vous entendez, les véritables tenants du projet sont sénégalais avec l’accompagnement du PNUD. C’est une méthode qui nous a permis de multiplier les nombres de village électrifié par deux plus le fait de permettre l’accès à l’eau. Les entreprises locales ne sont pas laissées en rade par l’Etat du Sénégal. Celles-ci vont bénéficier d’un monopole important d’exploitation. 

Ceux qui vont dire ou se trouve ce que vous dites ? Comment peut-on faire la situation si nous ne nous retrouvons pas dans cette croissance tant vanté ? Le panier de la ménagère n’y trouve pas son compte, selon certains spécialistes.

Si vous entrée dans les supermarchés vous verrez que y’a des produits fabriqués ici au Sénégal. Si vous allez en milieu rural, le phénomène de la transformation de nos produits est activement présent. Nous ne pouvons que les accompagner et que l’Etat du Sénégal se trouve dans cette logique. Avant de parler de l’industrialisation il faut d’abord régler le problème de l’électricité. De 500MW, nous sommes aujourd’hui à 1500MW de capacité. Pour qu’il y ait une économie forte, il faut des infrastructures routières fortes. L’Etat a même réussi d’entamer l’un des projets routiers les plus longs qui est la trajectoire allant vers l’île à Morfil. 

Est-ce que la Covid-19 n’est-elle pas venu pour nous rappeler les vraies priorités au moment de mettre la somme de 1000 milliards dans un projet comme le TER, le BRT alors que certains hôpitaux n’avaient même pas de respirateurs ?

Nous disposons aujourd’hui de 173 respirateurs, selon la plateforme du ministère de la santé. Il y avait un seul centre de traitement pour 43 aujourd’hui. Avec les cas de contamination au coronavirus, il n’y a aucun système de santé qui peut parvenir à maitriser pareille situation. Les pays développés sont les plus touchés. Par exemple, la France a plus de 100.000 cas tandis que le Sénégal à moins de 1.500 cas.

Le Sénégal a réussi la prouesse de vacciner près d’un million de citoyens. Nous faisons partie des premiers pays à se procurer le vaccin. Et avant le mois de décembre 2021, nous en aurons encore plus. L’essentiel c’est de ne pas oublier que la maladie est partout dans le monde et que nous respectons les mesures édictées par les structures sanitaires. 

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