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Le Comité des Droits de l’Homme saisi / Des Sénégalais vilipendent le HCR pour violation de leur droit

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Maguette Diagne, Assane Diagne et Ismaila Diémé qui sont défendus par Me Ndiogou Ndiaye dans le contentieux qui les oppose au Haut Conseil des Refugiés ont saisi hier, le Comité Sénégalais des Droits de L’Homme. Dans la correspondance adressée à Me Pape Sène, les requérants sollicitent son implication pour le  respect de leurs droits.

 Dans la requête adressée au président du Comité Sénégalais des Droits de l’Homme dont une copie nous est remise,  Maguette Diagne, Assane Diagne et Ismaila Diémé portent sa connaissance leur terrible situation.

En effet, dans cette requête, les susnommés soutiennent que par lettre valant préavis, l’ancien Représentant régional Mr Djllah DOUMAYE leur a signifié la fin de leur engagement à durée indéterminée.

Ils ajoutent que « ce qui est plus grave c’est qu’ils n’ont jusqu’à ce jour, reçu aucune indemnité en compensation de leur licenciement abusif, après vingt (20) ans de service ».

Pourtant, arguent-ils « l’indemnité de licenciement est bien prévue par les textes relatifs au haut-commissariat des Nations Unies pour les refugiés ». Selon les Diagne et Dième,

« toutes les procédures ainsi que les multiples démarches que  initiées sur le plan national comme au niveau international sont restées vaines ».

C’est pourquoi, ils ont pensé saisir le Comité Sénégalais des Droits de L’Homme, non sans prier « respectueusement » Me Pape Sène  « de bien vouloir intervenir pour le nécessaire dans les plus brefs délais possibles». En fait, déclarés aux Usa, gagnant du procès qui les oppose au   Haut- Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), ils peinent toujours à entrer en possession des montants qui leurs ont été alloués comme indemnités.  Dans le dénuement total avec leurs familles, ils ont saisis l’Assemblée nationale du Sénégal à travers une lettre adressée au président Moustapha Niasse pour rentrer dans leurs fonds

Mais ce dernier n’a pas encore fait cas de leur situation pour que le calvaire de Maguette Diagne et Cie prenne fin. Agents de sécurité au bureau du Hcr à Dakar, Maguette, Assane et Ismaïla qui étaient liés à cet organisme par un contrat à durée indéterminée (CDI), se sont réveillés pour se voir notifier un licenciement.  Pire, l’indemnité de licenciement  qui leur est allouée en contre partie  par les tribunaux américains ne leur est pas versée depuis. Plongés dans une situation précaire depuis lors, ces pères de famille qui vivent toutes sortes  d’humiliations, qui ont entraîné selon, Maguete Diagne, le décès de l’un d’ entre eux , attendent toujours de rentrer dans leur droit. En interpellant la représentation nationale et des personnalités publiques, les ex agents du Hcr espèrent obtenir gain de cause dans le bras de fer qui les oppose à cet organisme. A l’appui de leur cause, outre la décision de la justice américaine qui leur donne droit, Maguette Diagne et Cie, évoquent l’article 9 alinéa 3 du statut du personnel du HCR et de son annexe III pour fustiger son refus de paiement de  l’indemnité, qui a transformé leur rêve en cauchemar.  En effet, ne pouvant plus payer le loyer, Maguette et Ismaïla ainsi que la famille d’Assane Diagne sont expulsés des domiciles qu’ils occupaient.

NDC

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