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LA COSAS ALERTE SUR UNE TROISIÈME VAGUE DU CORONAVIRUS

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« Notre pays n’est pas à l’abri de scénarios-catastrophe comme ceux observés au Brésil ou en Inde »

La Coalition pour la santé et l’action sociale (Cosas) a alerté sur les risques d’une troisième vague du coronavirus au Sénégal. Dans la foulée, le professeur Abdoul Kane et Cie, analysant la remontée des cas, ont déploré le fait que «la classe politique et le mouvement sportif, aient donné de mauvais exemples ayant conduit à l’abandon des mesures barrières par la majorité de la population ».« Il faut rappeler que le couvre-feu instauré le 06 janvier dans les régions de Dakar et Thiès et l’état de catastrophe sanitaire dans son ensemble, avaient été levés le 19 mars 2021, après une accalmie de plusieurs semaines. Depuis quelques jours, on assiste à une remontée graduelle des cas, faisant craindre à une troisième vague. Il en est de même sur l’ensemble du continent africain et on risque de de dépasser le pic de la première vague », a informé la Cosas. En outre, le variant Delta est signalé dans 14 pays africains et les variants Beta et Alpha sont trouvés dans plus de 25 pays africains. Cette augmentation du nombre de cas couplée à la découverte par l’Iressef, de variants dans notre pays, pourrait induire une transmission plus rapide du virus, une létalité accrue des cas, et de ce fait, un dépassement des capacités de prise en charge du système sanitaire », renseignent le professeur Abdoul Kane et Cie. Aussi, la Cosas « déplore et dénonce le fait, que la classe politique et le mouvement sportif, aient donné de mauvais exemples ayant conduit à l’abandon des mesures barrières par la majorité de la population ». Qui plus, « notre pays n’est pas à l’abri de scénarios-catastrophe comme ceux observés au Brésil ou en Inde, avec des difficultés extrêmes de gestion des flux massifs de patients, une pénurie d’oxygène se traduisant par une augmentation exponentielle des cas et décès. La campagne de vaccination contre la Covid-19 lancée le 1er mars 2021 se heurte à deux obstacles que sont : l’insuffisance de vaccins et les rumeurs qui ont occasionné la méfiance des populations. Ce qui peut compromettre l’atteinte de l’objectif de 10% fixé par l’Oms, pour septembre prochain ».Pour autant, la Cosas «se félicite de la réunion du comité régional de gestion des épidémies convoquée par le gouverneur la semaine dernière regroupant les autorités sanitaires de la région de Dakar, pour traiter de la situation. Elle se réjouit également des activités de prise en charge post-covid déjà en cours au niveau des centres hospitalo-universitaires ». Enfin, la Cosas «engage fortement le gouvernement à poursuivre les efforts de renforcement du système de santé déjà entamés lors de la première vague et à faire le bilan des réalisations en matière d’équipements. Elle l’encourage à valoriser les activités de recherche des experts de notre pays, y compris des tradithérapeutes, pour une meilleure connaissance des caractéristiques particulières de la pandémie dans le contexte africain. La Cosas rappelle la nécessité de mettre à jour l’argumentaire pour sensibiliser les populations »

Source : Libéonline

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