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jeudi, décembre 2, 2021
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Incidents de Ziguinchor : Doudou Ka se lave à grande eau et accuse Sonko de “préméditation”

Le match n’est pas encore terminé entre Doudou Ka et Ousmane Sonko. Les deux adversaires politiques se lancent des critiques acerbes. Après le point de presse du leader du Pastef ce mardi, le directeur général de l’Aibd (Aéroport international Blaise Diagne), a également fait une sortie pour s’innocenter.

Le chef de fil du Mouvement Doggu pour le grand Sénégal pense que les incidents précédents sont montés de toute pièce par Sonko. “Si vous avez suivi sa conférence de presse de ce mardi annoncée pourtant avant l’incident où le seul sujet fut l’incident ; c’est ce qu’on appelle de la préméditation”, énonce-t-il.

L’apériste ajoute que le jour des échauffourées, c’est plutôt Ousmane Sonko qui a versé dans la provocation. “La première contre-vérité est que Ousmane Sonko a dit qu’il était libre de passer partout, y compris devant mon domicile. Seulement il n’a pas fait cela car il s’est arrêté devant mon domicile, a bloqué la sortie de ma maison avec neuf (9) garde-corps armés pour soi-disant présenter son projet pour la ville de Ziguinchor à une association. C’est dire qu’il était venu faire de la politique, solliciter un soutien politique à cette association qui ne l’est pas”, dit Doudou Ka, en donnant sa version des faits.

En outre, il présente le leader du Pastef comme quelqu’un de violent. “Sous l’ère Macky Sall, Ousmane Sonko a battu un record macabre avec quatorze (14) morts à son actif. Et ce pour avoir appelé les jeunes à la révolte, au combat de gladiateur (…). En menaçant de mort un jeune de Yeumbeul venu me soutenir, à l’instar de tous les autres militants de Doggu pour le grand Sénégal qui sont partout à travers le Sénégal et au niveau de la diaspora, Ousmane Sonko passe pour être un acteur politique violent”.

Par ailleurs, M. Ka lance un défi au député du camp de l’opposition. “Je suis candidat à la mairie et s’il a peur de candidater, il n’a qu’à le dire maintenant. Le 23 janvier, je lui montrerai que je suis son père en politique à Ziguinchor”, menace-t-il.

En parallèle, il conseille à Sonko de se ranger derrière lui du fait du droit d’aînesse dans nos sociétés africaines, a fortiori celle sénégalaise. “Il doit comprendre que même si nous ne sommes pas frères de sang, nous sommes liés par le Bukut (un rite d’initiation Diola, ethnie dans le sud du Sénégal). C’est mon jeune frère et au-delà, un cousin, même s’il le récuse. Il peut compter sur moi pour lui tracer la voie en tant que grand-frère”.

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