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mercredi, juin 29, 2022
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INCENDIE À L’HÔPITAL DE TIVAOUNE: «Deux bébés ont été extraits vivants des flammes»

De nouvelles révélations ont été faites sur le drame qui s’est produit à l’hôpital Abdou Aziz Sy Dabakh de Tivaoune. Un incendie s’était déclaré la semaine dernière et avait emporté onze (11) nouveaux-nés en une nuit.

Deux (2) agents du personnel de la structure sanitaire ont été mis en garde à vue avant d’être déféré hier. Face aux enquêteurs de la Division des investigations criminelles (Dic), les deux agents qui assuraient la surveillance de l’unité de néonatologie de l’hôpital de Tivaouane, ont nié avoir abandonné leur poste au moment du drame.

Le journal L’Observateur est revenu sur les propos de ces derniers. L’aide-infirmière Coumba Mbodji a juré que lorsqu’elle a entendu le bruit de l’explosion suivi de l’incendie, elle s’est levée pour essayer d’éteindre le feu. “D’ailleurs, je voulais utiliser l’extincteur, mais il ne fonctionnait pas, a-t-elle affirmé. “Nous avons réussi à extraire trois nourrissons dont deux étaient en vie. C’est au moment où nous nous préparions pour les évacuer à Thiès qu’ils sont décédés.”, poursuit-elle

Pour sa part, la sage-femme Awa Diop déclare : «Les nourrissons âgés de 1 à 28 jours sont internés dans l’unité de néonatalogie. Cette nuit-là, ma collègue Coumba Mbodj et moi assurions sa surveillance. Nous étions assises à l’intérieur en train de palabrer et subitement nous avons entendu un bruit étrange venant des fils électriques.» Elle poursuit : «Avant même que nous nous retournions pour comprendre les causes du bruit, nous sommes surprises par une grande explosion. La salle a immédiatement pris feu. La fumée se dégageait de partout. Je me suis précipitée pour prendre l’extincteur placé au couloir, mais malheureusement je ne pouvais pas le manipuler.»

La blouse blanche ajoute : «Le feu continuait à se propager dans la salle, j’ai gravi les escaliers pour appeler les secours. J’ai essayé de sauver les nourrissons que je considérais comme mes propres enfants, mais je n’ai pas réussi car ma vie était menacée. J’ai ensuite informé Cheikh Diop, le Directeur des ressources humaines (DRH).»

L’Observateur rappelle que ce dernier, également entendu, a assuré que les agents mis en cause étaient à leur poste la nuit du drame. Il a déclaré devant les enquêteurs avoir fait le constat lors de ses rondes nocturnes.

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