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GUINEE

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« Il faut qu’on soit mobilisé, parce que Condé n’a aucun égard pour le droit »

Les attaques du Président Alpha Condé contre son homologue sénégalais ne laissent pas de marbre Cellou Dalein Diallo. Alors que le dirigeant guinéen accuse le Sénégal de servir de base arrière à des opposants qui complotent contre la Guinée, le leader de l’UFDG jette la pierre au Chef de l’Etat, l’accusant de créer des conflits avec les pays voisins. »Alpha Condé ne peut rester sans un conflit (…) il créé des conflits avec ses pays voisins, il ferme les frontières pour dire : vous voulez m’agresser, m’envoyer des mercenaires et des armes, vous êtes en train de soutenir mon opposition », a réagi Cellou Dalein Diallo, dénonçant la fermeture des frontières. »Les frontières sont fermées parce que Alpha ne peut pas rester sans conflits. Il faut qu’on soit mobilisé, parce qu’il n’a aucun égard pour le droit, pour la vérité, pour les bonnes pratiques… », a-t-il lancé.Cette affaire des frontières n’a pas été occulté par Macky Sall dans son discours à la nation à l’occasion de la fête de l’indépendance du Sénégal, ce 3 avril 2021. «Nos Forces de défense et de sécurité continueront de veiller sur nos frontières en restant fidèles à nos traditions de bon voisinage. Pour nous, la frontière est un trait d’union et un espace de convivialité entre les peuples», a-t-il affirmé.De son côté, Alpha Condé a assuré de son engagement à œuvrer de concert avec le président du Sénégal pour le renforcement des liens d’amitié et de fraternité unissant Conakry et Dakar. »Je voudrais vous assurer de ma ferme détermination à œuvrer de concert avec vous pour le renforcement et la diversification de nos liens d’amitié de fraternité, unissant si heureusement nos deux pays », a écrit Alpha Condé à Macky Sall, à la veille de la fête de l’indépendance du Sénégal.

Avec Africaguinee

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FÊTE DE L’INDÉPENDANCE Le message de Condé a Macky Sall

Récemment, Alpha Condé soutenait que tous les complots contre lui se tramaient au Sénégal qui accueillerait aussi ceux qui l’insultent. Ce, après la fermeture des frontières qui dure depuis quelques mois maintenant. Et pourtant, le même Alpha Condé a adressé hier un message à Macky Sall, la veille de la fête de l’indépendance du Sénégal. Condé « s’est engagé à œuvrer de concert » avec Macky Sall « pour le renforcement des liens d’amitié et de fraternité unissant Conakry et Dakar », selon Africa Guinée.

Source : Libéonline

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Sall Con dé … Jammeh

Alpha Condé n’a manifestement rien compris. S’il pense faire du mal à Macky Sall en continuant de fermer les frontières, c’est qu’il ne mesure pas assez les dégâts collatéraux de tels actes. Tout être réfléchi comprendrait que la Guinée se barricade pour des raisons objectives sanitaires ou sécuritaires. Mais à entendre parler Condé, on note que cette décision est sous-tendue par des conflits personnels entre lui et Sall. Et c’est inacceptable que ces différends impactent si négativement sur les populations des deux pays qui forment un seul peuple. Les accusations du président de la Guinée qui arguent que ses opposants ont pour “base arrière” le Sénégal sont assez graves. S‘il n’est pas capable de montrer des preuves ou s’il pense que déstabiliser un pays consiste seulement à s’exprimer librement dans la presse d’un pays étranger, il faudrait qu’il revoie sa copie. Il ne faut pas que les peuples déjà martyrisés par une conjoncture internationale très rude, par une pandémie du coronavirus qui perdure, continuent d’être victimes des turpitudes de leurs dirigeants respectifs. Il serait dommage qu’ils continuent de payer des pots qu’ils n’ont pas cassés. Nous avons assez souffert de ces joutes verbales qui déteignent sur nos vécus quotidiens. Mais les propos de Condé, faisant allusion aux malheureux événements de début mars au Sénégal, pour désolants qu’ils soient, peuvent être très utiles pour Macky Sall. Le chef de l’Etat sénégalais a l’occasion de montrer à son “frère ennemi”, qu’ils “ne boxent pas dans la même catégorie” des présidents africains qui s’accrochent au pouvoir. Si Sall pose des actes de rupture pour trouver des solutions aux nombreux problèmes qui sont à l’origine des manifestations dramatiques de début, ce serait une bonne réplique à Condé. S’il s’engage à ne pas tenter quelque action aventureuse pour une troisième candidature, il pourrait bien se mettre à l’aise et dire à Alpha Condé qu’il “ne mange pas de ce pain-là”. Un pain au goût amer pour les populations tuées ou blessées sur le chemin d’un mandat de trop. Macky Sall a les cartes en main pour montrer l’exemple et surtout mettre en exergue ce qui fait“ l’exceptionnalité” du Sénégal dans la sous-région. Nous avons une démocratie certes inachevée mais vive. Yaya Jammeh chassé du pouvoir en Gambie, avec l’aide décisive de Macky, ne doit aucunement avoir l’occasion de rire sous cape, de son exil équato-guinéen.
Miim Reew

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CONDÉ ACCUSE « Tout le monde sait que tous ceux qui nous insultent, tous les complots se font à Dakar »

A Fria ce dimanche, plus précisément à Tormelin, le Président Alpha Condé, parti pour s’enquérir de l’état d’avancement d’un projet agricole, n’a pas manqué d’accuser le Sénégal qui serait la base arrière de ceux qui voudraient déstabiliser la Guinée. « Dieu est grand ! Ils avaient dit que la Guinée allait brûler mais rien n’en est aujourd’hui. Et nous voilà, aujourd’hui, dans un pays calme puisque Dieu ne dort pas. Vous avez vu ce qui se passe chez ceux qui souhaitent voir notre pays brûler. Moi je ne suis contre personne. Depuis que je suis Président, je n’ai jamais accepté qu’un opposant vienne calomnier un Président et son gouvernement chez moi. Tout le monde sait que tous ceux qui nous insultent, tous les complots se font à Dakar. Mais Dieu est grand. Moi je me bats pour que la Guinée aille de l’avant. J’ai dit dans le journal « Jeune Afrique » que s’il plaît à Dieu, dans quelques années, seul le Nigéria sera devant nous en Afrique de l’Ouest », a-t-il dit.Avec Mosaiqueguinee

SOurce : Libéonline

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Guinée équatoriale: les sinistrés tentent de survivre après les explosions au camp militaire de Bata

Sisto Asumu ressasse les évènements du 7 mars. Le jeune homme de 26 ans vivait avec son oncle et sa tante à une centaine de mètres du camp de l’armée dont les arsenaux ont explosé, ravagé tous les quartiers alentour et tué 107 personnes à Bata, en Guinée équatoriale.

Aujourd’hui, nombre de sinistrés ont dû regagner les villages de leurs parents, sont hébergés chez des proches ou s’entassent dans des installations de fortune. Et tous attendent de l’aide.

« Je dormais et, soudain, le toit s’est effondré sur moi », se remémore Sisto en grimaçant. « Nous dormons désormais à l’église car notre maison a été détruite », lâche-t-il.

Les très puissantes déflagrations, qui ont fait, selon un bilan officiel, 107 morts et 615 blessés, ont littéralement ravagé les édifices de ce camp abritant des militaires et leur familles au coeur d’un quartier d’habitations de la capitale économique de ce petit pays d’Afrique centrale, et éventré ou aplati d’innombrables maisons alentour.

« Même le bruit du tonnerre me fait peur », avoue Sisto.

-« Négligences »-

L’inamovible président Teodoro Obiang Nguema, qui dirige la Guinée équatoriale d’une main de fer depuis près de 42 ans, avait lancé une enquête, affirmant que le sinistre avait pour origine un feu d’écobuage mal maîtrisé par un fermier à proximité des dépôts d’explosifs et de munitions.

Il avait aussi accusé les militaires responsables du camp de « négligences », pour avoir stocké sans protection ni surveillance autant d’explosifs au beau milieu de quartiers d’habitations.

« Je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai seulement entendu +boum+, le plafond est tombé et les murs se sont effondrés, je suis sortie en courant », raconte Soraya, 27 ans, l’épouse d’un soldat du camp de Nkoa Ntoma, à un journaliste de l’AFP qui n’a pu accéder à Bata que près de trois semaines après le drame.

« Je ne savais même plus où étaient mes trois enfants, ce sont d’autres personnes qui s’en sont occupés et, grâce à Dieu, personne n’est mort », poursuit-elle. Si le bilan livré par les autorités de 107 morts ne le précise pas, des témoins ont assuré à l’AFP que de nombreux enfants ont péri.

A son retour dans les décombres de son logement, Soraya découvre aussi qu’on lui a dérobé de l’argent. « J’avais 190.000 francs CFA (285 euros) et il n’y avait plus rien », se lamente-t-elle.

Dans le camp militaire, littéralement rasé, comme dans les environs parfois sur des kilomètres, des pelleteuses déblayent encore d’innombrables gravats. Des carcasses de voiture défoncées et éventrées sont entassées sur un terrain vague.

Une équipe de démineurs américains dépêchés par Washington ratissent les lieux pour débusquer d’éventuels engins qui n’auraient pas explosé.

-Extrême pauvreté-

Bata abrite environ 800.000 des quelque 1,4 million d’habitants de ce petit État riche de son pétrole et de son gaz, mais où la grande majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté.

De nombreux sinistrés n’ont plus rien. Et ils ont déserté très vite les abris temporaires, essentiellement des écoles et collèges, ouverts par les autorités juste après le drame pour les abriter, où tout manquait selon des témoins, pour les logements déjà exigus de proches ou pour retourner au village. La solidarité familiale est très forte en Guinée équatoriale.

« J’ai perdu mes deux maisons, j’habitais avec mes quatre petits-fils », se lamente Teresa Nchama, 50 ans.

Joaquina Efua, 35 ans, vendeuse de citrons et mère de quatre enfants, ne supporte pas ses nouvelles conditions de vie. « J’ai dû aller chez ma belle-sœur, où nous sommes neuf personnes dans une maison faite de planches de bois, avec seulement trois chambres », déplore la jeune femme enceinte de six mois.

Difficile aussi de trouver de quoi se nourrir. « J’ai donné 500 francs CFA (environ 75 centimes d’euros) à mes enfants pour qu’ils achètent du riz, j’ai acheté des beignets pour 100 francs, il me reste à peine 100 francs maintenant, et hier, c’est la voisine qui nous a donné deux paquets de pâtes », souffle-t-elle. Et demain ? « Dieu seul le sait », avance-t-elle.

Le gouvernement a assuré avoir débloqué 10 milliards de francs CFA, soit environ 15 millions d’euros, en faveur des victimes.

« J’ai reçu 500.000 francs et un matelas », se réjouit Florencia Mbang, visiblement émue. Mais, comme de nombreux autres, Joaquina Efua, elle, dit qu’elle n’a toujours rien vu venir.

« Mon nom n’est pas sur les listes et pourtant notre chef de quartier est bien venu nous enregistrer, mes six enfants et moi », s’indigne Luisa Ada, une veuve de 33 ans. « Je n’ai reçu aucune aide alors que ma maison a été détruite », lâche-t-elle.

TV5

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