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lundi, juin 27, 2022
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Guerre russo-ukrainienne: Kiev sous la menace

Kiev se prépare au pire cette nuit du vendredi au samedi. Le président Volodymyr Zelensky a lancé une alerte selon laquelle l’armée russe va s’attaquer à la capitale, Kiev.

“Nous ne pouvons pas perdre la capitale. Je m’adresse à nos défenseurs, hommes et femmes de tous les fronts: cette nuit, l’ennemi va utiliser toutes ses forces pour briser nos défenses de la façon la plus vile, dure et inhumaine. Cette nuit, ils vont tenter de s’emparer” de Kiev, a-t-il affirmé dans une allocution vidéo diffusée vendredi soir sur le site internet de la présidence.

De premières unités militaires russes étaient entrées vendredi dans le nord de la capitale ukrainienne, y faisant des morts, à en croire l’AFP.

Et dans la nuit de vendredi à samedi, le ministère la Défense ukrainien a indiqué avoir détruit un hélicoptère et un avion d’attaque au sol russe SU-25 près des zones séparatistes dans l’Est, ainsi qu’un avion russe de transport IL-76 près de Vassylkiv. De “violents” combats se déroulent dans cette ville, située à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Kiev, “où les occupants tentent de débarquer des troupes aéroportées”, a ajouté le ministère sur sa page Facebook.

Conséquence de ce conflit qui pourrait être le plus grave en Europe depuis 1945, quelque 100.000 personnes ont déjà été déplacées et 50.000 ont quitté l’Ukraine, a signalé l’ONU, où la Russie a mis sont veto au Conseil de sécurité à une résolution déplorant son “agression”. Cela prouve que “le monde est avec nous, que la vérité est avec nous, que la victoire sera nôtre !”, a tweeté le président ukrainien après ce vote.

L’Alliance atlantique a pour sa part commencé à déployer des éléments de sa force de réaction pour être en mesure de rapidement faire face à toute éventualité, selon toujours l’AFP.

Dans le même temps, le président ukrainien a dit avoir discuté avec Joe Biden d’une “aide concrète à la défense”.

Sous pression pour en faire davantage, les Occidentaux, y compris les Etats-Unis, ont aussi imposé des sanctions à Vladimir Poutine lui-même et à son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, un fait rare et très symbolique. Une mesure aussitôt qualifiée par la diplomatie russe de signe d’une “impuissance absolue” et le signe que les relations avec les Occidentaux sont proches du “point de non retour”.

Londres a également interdit dans son ciel les avions privés des oligarques russes.

“Toute guerre laisse le monde pire que dans l’état où elle l’a trouvé. La guerre est toujours un échec de la politique et de l’humanité, une capitulation honteuse, une déroute devant les forces du mal”, a de son côté dénoncé le pape François dans un tweet traduit en plusieurs langues, dont le russe, un fait rarissime.

“Drogués” et “néonazis”

Malgré cela, le maître du Kremlin paraît résolu à poursuivre son offensive, jusqu’à obtenir un changement de régime en Ukraine. Il a ainsi qualifié vendredi les membres de l’équipe du chef de l’Etat ukrainien de “drogués” et de “néonazis”.

“Prenez le pouvoir entre vos mains !”, a-t-il lancé à l’adresse des militaires ukrainiens. “Il me semble qu’il sera plus facile de négocier entre vous et moi”, a-t-il ajouté.

En signe de défi, Volodymyr Zelensky, dont Washington redoute qu’il ne soit victime d’un “acte atroce”, a diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle on le voit

dans la rue, affirmant être toujours à Kiev et déterminé à “défendre” l’Ukraine.

Le président français Emmanuel Macron l’a appelé à deux reprises vendredi, en milieu d’après-midi et peu avant minuit, pour faire le point avec lui de la situation, a indiqué la présidence française.

Fusils pour civils

Sur le terrain des opérations à Kiev, dans le quartier d’Oblon, l’AFP a vu vendredi un civil tué sur un trottoir et des ambulanciers en

secourir un autre, prisonnier de la carcasse d’une voiture écrasée par un blindé.

“Ils ont distribué les fusils, les ont chargés pour nous et nous voilà”, dit Iouri Kortchemniï qui n’avait jamais tenu une arme de sa vie avant de rejoindre un bataillon de civils prêts à défendre Kiev pied à pied face à l’ennemi russe.

Les Ukrainiens ont aussi signalé des affrontements dans deux localités à entre 40 et 80 km au nord de la capitale. Des troupes russes approchaient également, selon eux, de Kiev en provenance du nord-est et de l’est.

lions d’habitants et dorénavant sous couvre-feu, ressemblait à une ville-fantôme.

Hommes en armes et blindés étaient positionnés aux principaux carrefours proches des bâtiments gouvernementaux. De rares passants s’arrêtaient pour échanger les dernières nouvelles, tandis que sirènes et explosions retentissaient sous un ciel nuageux.

“Cette nuit, ils ont commencé à bombarder des quartiers civils. Cela nous rappelle (l’offensive nazie de) 1941”, avait lâché M. Zelensky vendredi matin, prononçant cette phrase en russe, signe qu’elle était destinée aux Russes.

Il a salué l'”héroïsme” de la population face à une invasion qui, selon un bilan datant de la mi-journée jeudi, a fait au moins 137 morts et 316 blessés côté ukrainien. Et assuré que les soldats faisaient “leur possible” pour défendre le pays.

L’invasion a jeté sur les routes des milliers d’Ukrainiens, qui affluent aux frontières de l’UE – notamment en Pologne, Hongrie et Roumanie.

Kristian Szavla, 28 ans, arrivé de l’ouest de l’Ukraine, a été un des premiers à franchir la frontière hongroise. “Nous ne voulons pas vivre ce que nos amis et compatriotes subissent dans l’est du pays, nous réveiller au son des sirènes à chaque bombardement russe”, a confié cet homme, parti avec femme et enfant.

Kiev sous la menace directe de l'armee russe, selon le president ukrainien

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