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GESTION DE LA DETTE AFRICAINE

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Le nombre de pays, en situation ou à haut risque de surendettement, a presque doublé en dix ans

Des experts et responsables gouvernementaux ont échangé sur les stratégies de mobilisation des ressources internes pour faire face à l’accroissement de la dette des pays africains et permettre au continent de mieux se relever après la pandémie de Covid‑19.Le webinaire intitulé « explorer le lien entre les politiques fiscales et la gestion de la dette », est le deuxième d’une série consacrée à la gestion de la dette africaine, organisée par la Banque africaine de développement (Bad) avec le soutien du gouvernement du Japon. Il visait à explorer des solutions adaptées pour l’Afrique post Covid-19. Cette rencontre a regroupé un panel de haut niveau d’experts gouvernementaux, de spécialistes institutionnels et des acteurs de la société civile, et a enregistré 285 participants.La Bad estime que le ratio moyen dette/Pib du continent devrait substantiellement augmenter pour atteindre 71% en 2020, contre 61% en 2019 et 48% en 2015. Le nombre de pays africains, en situation ou à haut risque de surendettement, a presque doublé en dix ans, de 11 en 2010 à 20 en 2020. Face à cette situation, la Banque estime qu’il est essentiel de s’attaquer à cette tendance et d’amener les pays sur la voie d’une dette plus soutenable.Selon le directeur du Département de la gouvernance et de la gestion des finances publiques à la Bad, Abdoulaye Coulibaly, il est nécessaire « d’engager une discussion sur la manière de réduire la dépendance à l’égard de la dette, mais aussi sur la manière dont les politiques budgétaires et les politiques fiscales en particulier peuvent contribuer à éviter une situation de surendettement».Dr Nara Monkam, directrice de recherche du Forum sur l’administration fiscale africaine a estimé que pour améliorer les ressources fiscales, il faudrait entre autres solutions, améliorer l’efficacité et l’efficience de l’administration fiscale, rationnaliser les dépenses fiscales, informatiser l’administration fiscale, lutter efficacement contre l’évasion fiscale et les flux financiers illicites et faire face à la corruption et à la fraude. Les gouvernements pourraient aussi accroître l’assiette fiscale en relevant l’imposition dans certains secteurs : foncier, télécoms, banques, assurances, immobilier, secteur minier, l’économie bleue et surtout dans le nouveau secteur du numérique.Il ressort des discussions, que l’Afrique a un potentiel et une capacité d’imposition beaucoup plus larges, des marchés intérieurs relativement plus importants et de meilleures options d’emprunt sur les marchés extérieurs. Bien qu’encore faible, la gouvernance s’est également améliorée. L’idée est d’aider les gouvernements africains à découvrir leur potentiel et leur capacité à financer leurs propres besoins à travers des politiques adéquates de mobilisation des ressources nationales, renforcées par la promotion de l’engagement des citoyens pour une plus forte appropriation des politiques. Dans ce contexte, explorer les liens entre les politiques fiscales et la gestion de la dette dans l’Afrique post-Covid-19 comme moyen d’atteindre la viabilité de la dette devient très pertinent.

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