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Economie

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Le Conseil national du patronat favorise la piste de la médiation

Le Conseil national du patronat (CNP) du Sénégal a tenu hier, mercredi 15 septembre, une réunion avec quelques représentants d’associations de consommateurs, à leur tête, maître Massokhna Kane. Le secteur industriel a été représenté par Amadou Seck, président de l’Union des prestataires des industriels et des commerçants du Sénégal (UPIC) et Alexandre Alcantar, vice-président du syndicat professionnel des industries du Sénégal (SPIS). Le thème principal de cette rencontre a porté sur la flambée des prix des denrées de première nécessité. Les parties prenantes ont, d’un commun accord, décidé de mesures dans le sens d’améliorer le panier de la ménagère. « On s’est dit que nous pouvons coopérer et collaborer de façon fructueuse. Nous devons effectivement voir comment nous pouvons ensemble avoir plus de solidarité en créant plus de travail et en donnant plus de pouvoir d’achat aux consommateurs », précise le président du CNP, Baïdy Agne. A ce titre, il préconise l’industrialisation au Sénégal. Le Sénégal doit se réapproprier « certaines industries et certaines richesses qui, viendraient renforcer les industries nationales. Il y a aussi le problème de la préférence nationale dont nous parlons souvent, le consommé local. Nous souhaitons que l’État puisse faire travailler de plus en plus les industries et les entreprises de droit sénégalais, parce que sinon la plupart des profits, des gains vont à l’étranger, alors que le pays en a besoin. Nous sommes de tout cœur avec vous, et nous souhaitons que de plus en plus l’État du Sénégal vous responsabilise, vous fasse travailler, et vous donne une part plus importante de la commande publique. Mais face à ces difficultés que vous avez, il y a des difficultés au quotidien des populations, à tous les niveaux, et à tous les secteurs. Il y a la production, il y a les services, on peut prendre les hôpitaux, les cliniques privées, la production de biens comme la farine, l’eau, tous les secteurs vitaux pour nos populations ». Cela va prôner la préférence nationale et baliser le chemin vers l’autosuffisance alimentaire.

Alexandre Alcantara appuie ces dires et souhaite que les acteurs économiques nationaux soient conscients que l’inflation des prix n’est pas d’ordre politique, mais économique. Il ne faudrait pas indexer l’Etat selon lui vu que ceci est un phénomène mondial.

En effet, les cours mondiaux sont actuellement en hausse à cause de la crise sanitaire due à la COVID-19. Par exemple, en Afrique occidentale et centrale l’inflation des produits aussi bien importés que locaux sont en hausse galopante. La FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) évoque des hausses de près de 40% voire plus dans certaines zones. En outre, les trente-huit pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) connaissent le même sort. L’organisation annonce une inflation de presque 4%, surpassée par celle des Etats-Unis où elle a atteint 5,4% en juin 2021.

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Côte d’Ivoire: L’entrepreneur Yerim SOW sort des gravats Noom Hôtel pour 17 milliards FCFA

Après avoir investi dans la téléphonie, l’immobilier et l’hôtellerie, l’entrepreneur sénégalais Yerim SOW passe à la vitesse supérieure. Il vient de réaliser à Abidjan un investissement hôtelier du nom de Noom Hôtel pour un coût de 17 milliards de FCFA.

L’homme d’affaires Yérim SOW monte en puissance. Après l’ouverture de SENN Hôtel  Abidjan et Yass et Radisson au Sénégal, Noom Hôtel au Niger, il vient de sortir des gravats Noom hôtel Abidjan, sis en plein de cœur du quartier des affaires abidjanais au Plateau. Noom Hôtel, un établissement de 5 étoiles, filiale du Groupe Mangalis, s’apprête à ouvrir ses portes au public. Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, Yerim SOW a mobilisé la bagatelle de 17 milliards de FCFA en termes d’investissement. Selon nos informations, l’hôtel a été construit sur 24 mois par l’entreprise marocaine TCC.

Le complexe Hôtelier Noom Abidjan offre 179 chambres et suites moderne, plus de 3000 m2 de salles et de réception, dont un restaurant avec une vue panoramique sur la lagune Ebrié .L’entrepreneur sénégalais avait réalisé en juin 2019 l’hôtel Noom Niamey dans le cadre de l’organisation du Sommet des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine qui s’était tenue début juillet 2019 au Niger.

Confidentiel Afrique

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Impact du covid-19: « Plus de 16.000 personnes en chômage technique » (Ministre du Travail)

La pandémie de coronavirus a fait beaucoup de ravages dans le secteur du travail. S’appuyant sur une enquête menée entre mars 2020 et février 2021, le ministre du Travail Samba Sy révèle que « 1236 travailleurs ont été licenciés pour motif économique, et plus de 16527 envoyés en chômage technique ».

« Selon une étude récente de l’Organisation internationale du travail, c’est l’équivalent de près de 9% des heures de travail qui sont bloqués du fait de la pandémie », annonçait le ministre ce lundi à la TFM. 

«En termes d’emploi direct, c’est 255 millions pour 2020 qui ont été perdus à l’échelle du monde », continue-t-il. Et de préciser: « Dans notre pays (Sénégal), la pandémie sévit aussi au niveau du monde du travail ». 

Samba Sy, qui trouve que la pandémie du Covid-19 «a étranglé le monde », éclaire: «Concrètement, qu’avons-nous trouvé au bout de nos investigations ? Il y a en termes de licenciement pour motif économique, 1236 travailleurs. Il y a 16527 autres qui sont frappés par le chômage technique. Voilà la réalité de nos entreprises révélée par une enquête qui couvre la période du mois de mars 2020 au mois de février 2021 ». 

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Année 2020: la covid a malmené les Finances publiques

2020 fut une année difficile. Pour les finances publiques, les conséquences ont sévères.

À la fin de ladite année, la gestion budgétaire a fait ressortir un déficit chiffré à 902,9 milliards, contre 537,1 milliards en 2019, renseigne la Direction de la prévision et des études économiques.

Une situation imputée à l’augmentation soutenue des dépenses publiques, dans un contexte de lutte contre la pandémie du Covid-19, combinée à une contraction des ressources internes.

Les ressources mobilisées, estimées à 2842,7 milliards, ont faiblement progressé (+1,9%), reflétant une forte mobilisation des dons (+44,5%) atténuée, toutefois, par une contraction de 2,6% des recettes budgétaires.

Quant aux dépenses, elles sont évaluées à 3745,6 milliards, soit un accroissement de 12,6% en glissement annuel.

iGFM