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Copa América 2021 : l’Argentine décroche son étoile

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Il aura fallu attendre vingt-huit trop longues années pour qu’enfin la joie revienne illuminer les visages argentins un soir de finale. Au terme d’un match totalement maîtrisé, l’Argentine décroche la Copa América, au Brésil, au Maracanã.

À l’heure de pénétrer sur la pelouse du Maracanã, l’Argentine n’avait absolument aucun chiffre en sa faveur. Trois victoires en douze matchs disputés dans ce stade mythique, la dernière en 1998, un Brésil qui n’avait jamais perdu la moindre Copa América qu’il avait organisé et une seule victoire albiceleste sur les dix-neuf derniers affrontements avec la Seleção en terres brésiliennes. Mais l’avantage avec les statistiques, c’est qu’elles ne servent qu’à être démenties. Et l’Argentine l’a fait avec maîtrise.

Avant la rencontre, le peuple argentin s’en remettait à son D10S, lui demandant d’illuminer la route de ses albicelestes et ainsi vaincre cette terrible malédiction. Au coup d’envoi, les questions grandissaient en voyant les compositions : car si le Brésil faisait dans le grand classique, sans aucune surprise dans son onze, côté Argentine, on assistait retour de Cuti Romero dans l’axe, à celui de Gonzalo Montiel et ses trois matchs et demi aligné à droite, Marcos Acuña était préféré à gauche et surtout Ángel Di María aligné devant alors que son travail de repli reste moins important que celui d’un Nico González. Et pourtant, rien ne s’est passé comme prévu. Oublié le vertige habituel de l’Argentine, si un pressing se mettait en place, pas de débauche d’énergie sans compter et un match qui tourne au round d’observation où chacun se surveille et se frappe. Un vrai clásico en somme. Et très vite aussi, la maîtrise argentine qui se met en place. Le milieu de terrain a clairement identifié le meilleur moyen de réduire le Brésil au silence : il suffit de couper la liaison Lucas Paquetá – Neymar. Cela fonctionne à merveille, le Brésil n’arrive pas à menacer Dibu Martínez, Scaloni répond aux plans de Tite, « nous ne neutralisons pas, nous réduisons les opportunités adverses ». Et l’Argentine saisit la moindre opportunité. Une merveille de long ballon de Rodrigo de Paul, une mauvaise appréciation de Renan Lodi et Ángel Di María file ajuster Ederson comme il avait ajusté Ambruse Vanzekin il y a dix-sept ans un soir de titre – le seul de sa génération – aux Jeux Olympiques. L’Argentine vire en tête, le Brésil reste impuissant.

Source : Livefoot

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