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samedi, juillet 2, 2022
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Aliou Cissé, parti rendre visite à l’Association nationale de la presse sportive (ANPS): “Entre le Cap-Vert et le Sénégal, ce n’est jamais facile”

Le Sénégal va rencontrer une équipe du Cap-Vert qui joue avec trois centraux derrière comme la Guinée. Est-ce que vous attendez à une équipe qui va défendre ?


C’est une équipe qu’on connaît. Peut-être ces six dernières années, on a joué contre eux? trois ou quatre fois. Récemment, on les a rencontrés à domicile en match amical. C’est une équipe qui joue à cinq derrière, trois au milieu et deux devant. Ils sont également capables de jouer en 3-5-2. On les avait battus chez nous. On sait que le contexte est différent. Nous allons vers une 8ème de finale qui sera très disputée.

En réalité, l’objectif est de gagner et de continuer à avancer dans la compétition. Nous sommes conscients de ces genres de match. Les quatre matchs qui nous restent sont très importants. Nous savons que techniquement, c’est une équipe qui est au-dessus de la moyenne. Une équipe joueuse qui ne jette pas le ballon. Entre le Cap-Vert et le Sénégal, ce n’est jamais facile. Ce sont deux pays voisins. Nous le préparons de la meilleure des façons, avec beaucoup de sérénité. On a quatre à cinq jours pour bien préparer le match.


Le Sénégal, serait-il mieux à l’aise en seconde période ?

C’est vrai et cela s’est vérifié lors des deux derniers matchs de groupes. On démarre mal, mais on termine bien. Contre la Malawi, c’était équilibré en première période. En 2ème mi-temps, on a vu une équipe du Sénégal qui a monté en régime. Mais cela ne m’étonne pas, parce que les joueurs ne sont pas au même niveau sur le plan physique. Il y a eu cette maladie (Covid-19) et ce manque de préparation. On n’a pu aller à Kigali pour des raisons que vous connaissez. En plus, depuis le 27 décembre jusqu’à la veille du match contre le Malawi, je n’avais pas à ma disposition la totalité de mon groupe. Sont revenus : Nampalys Mendy, Kalidou Koulibaly, Édouard Mendy…Pour être honnête, je ne m’attendais pas à un Koulibaly des grands soirs, parce que le Covid, pour les gens qui l’ont eu, savent pertinemment que ça use le corps et c’est difficile de le faire évacuer. Mais ce ne sont pas des excuses. On n’avait pas le choix. Il fallait les faire jouer contre le Malawi pour mieux préparer les 8èmes de finale. Avec mon staff, on travaille pour que les joueurs se libèrent. Il faut jouer avec beaucoup plus de sérénité et de tranquillité.


En parlant de l’attaque, c’est un but marqué sur pénalty en trois matchs. Est-ce qu’il n’y a pas un ou des joueurs qui manquent à l’animation ?


C’est vrai que marquer un but sur pénalty en trois matchs avec toutes les qualités offensives que nous avons, ça pose un peu problème. Mais dans le football, il est plus facile de défendre que d’attaquer. Marquer, ce n’est pas évident. Surtout en Afrique. Aujourd’hui, nos joueurs sont surveillés ; ils savent qu’ils auront toujours une intensité, un marquage serré. Il nous manque vraiment cette efficacité. On y travaille.

Quand vous regardez, deux garçons que sont Ismaïla Sarr et Krépin Diatta, qui s’occupaient de cette animation, ne sont pas là. On perd cette percussion devant. Les adversaires sont très à côté de Sadio Mané. Il y a des prises à deux à trois, parfois à quatre. Il faut que d’autres joueurs prennent leurs responsabilités. Quand vous avez l’occasion de tuer le match, il faut le faire. Tant que vous ne marquez pas, l’adversaire peut vous emmener en prolongations et aux tirs au but. Il nous faut retrouver cette confiance qui faisait notre force.

Mais je n’ai pas de doute là-dessus. On va retrouver cette efficacité. Mais ce que je retiens depuis le début cette campagne est que défensivement, nous sommes très forts.
Dans le jeu, on a beaucoup à dire. Nous savons que nous devons progresser. Je vous assure que nous allons progresser. Nous travaillons tous les jours pour avoir les meilleures animations. On a cette motivation, nous avons les joueurs qu’il faut. Donc, il va falloir que la confiance revienne. Je suis le premier à ne pas être satisfaire du jeu.


Qu’en est-il des nouvelles d’Ismaïla Sarr ?


Si on l’a convoqué, c’est parce qu’on a espoir. Je suis en étroite collaboration avec le kiné qui s’occupe de lui à Barcelone. On nous envoie tous les jours les vidéos du garçon. Sa préparation et rééducation sont en train de progresser. Quand il va quitter l’Espagne pour venir, c’est pour être directement intégré dans le groupe. On est vraiment optimiste.

(Avec Pape Fall, correspondant de Post Afrique au Cameroun)

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