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mercredi, juin 29, 2022
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Collecte de données à caractère personnel: Il menace son ex de divulguer leur intimité

La représentante du ministère public a requis, hier, une peine de 6 mois ferme contre Pape Abdou Fall. Poursuivi pour des faits de collecte illicite de données à caractère personnel, de violence et voie de fait et d’accès frauduleux dans un système informatique, il a été jugé par le tribunal des flagrants délits de Dakar. Il sera édifié sur son sort le 10 mars prochain.

Pape Abdou Fall risque de regretter la manière agressive dont il s’est comporté, hier, devant le juge du tribunal des flagrants délits de Dakar. En raison de son comportement excessif, la représentante du ministère public a requis contre lui une peine de 6 mois ferme.
En effet, Pape Abdou Fall comparaissait pour des faits de collecte illicite de données à caractère personnel, de violence et voie de fait et d’accès frauduleux dans un système informatique. Il a été attrait à la barre par son ex-petite copine Fatou Bintou Sow.

Mais rien que le comportement excessif dans ses propos révèle une personnalité agressive, rapporte Seneweb, qui cite Actunet. Ce qui n’est pas pour plaider sa cause.
En effet, Ce comportement excessif n’a pu épargner la dame Fatou Bintou Sow avec qui il entretenait une relation amoureuse.
Ainsi, pour ne plus subir le comportement violent de Pape Abdou Fall, Fatou Bintou a décidé de rompre la relation. Mais cela ne lui a pas permis d’avoir la paix. Car Pape, qui digérait mal la rupture, continuait d’exercer sur elle une pression psychologique.
Interrogée par la présidente du tribunal, Fatou Bintou informe avoir connu le prévenu il y a trois ans. Mais après deux ans de vie amoureuse, elle a constaté un changement d’humeur chez son petit copain qui devenait très violent. “Pendant que nous sortions ensemble, on avait fait des vidéos durant nos moments intimes et je lui avais aussi envoyé des photos. Mais à chaque fois qu’on se disputait, il me menaçait de les publier. Il me disait qu’il allait me rendre plus célèbre que Mbathio Ndiaye”, raconte la plaignante.
À en croire cette dernière, il arrivait même au prévenu de la trouver à son lieu de travail pour la menacer de faire un scandale. De peur qu’il mette à exécution ses menaces, elle a changé de travail.
Les enquêteurs ont exploité les téléphones des deux parties. Les messages envoyés à Fatou Bintou par Pape Abdou comportaient des caractères choquants et violents que le juge n’a même pas pu rendre publics, par respect.
Dans sa narration, Fatou Bintou ajoute : «Après notre rupture, j’avais oublié que c’est lui qui m’avait offert la puce. Un jour, je n’avais plus accès à mon compte WhatsApp. J’ai reçu un mail m’informant qu’une personne a tenté de pirater mon compte WhatsApp. Je l’ai appelé et il m’a confirmé que c’était bien lui. Je lui ai rétorqué qu’il va regretter son acte.”
Divorcé et père de deux enfants, Pape Abdou Fall a réfuté les délits qu’on lui reproche. À l’en croire, tous ces problèmes sont dus à sa jalousie. «Je n’ai pas changé, comme elle le dit, mais si j’ai eu cette attitude, c’est parce que je l’ai surprise tard dans la nuit à Ngor-Virage avec un homme», fait-il savoir.
Pour le délit d’accès frauduleux dans un système informatique, il reconnaît avoir enregistré une puce à partir du numéro de la partie civile, mais conteste toute tentative d’intrusion dans son compte WhatsApp.
«Après notre rupture, je me suis rappelé lui avoir offert une puce qui était identifiée à mon nom. Ainsi, je suis allé la récupérer à l’agence Tigo. Je l’ai avisée quatre jours avant. Puisqu’on n’était pas en bons termes, je lui ai dit de changer le nom et elle m’a raccroché au nez. Je me suis rendu à l’agence et j’ai fait une puce avec ce numéro, mais je n’ai pas accédé à son compte WhatsApp», se défend-il.
En raison de l’attitude du prévenu à la barre, le parquet a requis une peine de 6 mois ferme et une amende de 50 millions de francs Cfa, d’après Seneweb.
Quant à l’avocat de la défense, Me Sabaly, il a sollicité une application douce de la loi pénale et demandé au juge de débouter la partie civile pour les intérêts civils.
L’affaire est mise en délibéré au 10 mars prochain.

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