Cheikh N’Digel Lô l’artiste polyvalent et universel

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Né en 1955 à Bobo Dioulasso au Burkina Faso, Cheikh N’Digel Lô est un musicien sénégalais. Il commence très jeune à jouer de la musique et à chanter. Il rejoint Orchestre Volta Jazz, un groupe qui joue aussi bien du pop cubain et congolais que de la musique traditionnelle du Burkina Faso.

Lô s’installe au Sénégal en 1978 et participe à différentes formations de Mbalax. En 1985 il joue de la guitare avec de nombreux groupes de Côte d’Ivoire ou bien français, ce qui lui donne la possibilité d’enregistrer quelques morceaux à Paris en 1987. Lorsque son groupe se sépare, il reste à Paris. Tout en jouant avec d’autres, il développe ses propres sons, décrits comme un mélange de Mbalax et de reggae avec des influences sukus. Il est alors remarqué et produit par le producteur sénégalais Ibrahima Sylla avec qui il va faire trois albums. Lô est membre de Baye Fall, une section de la confrérie des Mourides. C’est pourquoi il porte des dreadlocks, un signe distinctif de cette communauté musulmane très influente au Sénégal. Mais les influences reggae que l’on perçoit dans sa musique ainsi que ces dreadlocks conduisent souvent à tort à le considérer comme un Rasta. En 2008, il enregistre la chanson I Still Haven’t Found What I’m Looking For du groupe rock U2 disponible sur l’album In The Name Of Love : Africa Celebrates U2, sorti en avril 2008.

Dans « Jamm » sortie en 2010, Cheikh Lô joue en effet avec ses amis, dont le batteur pionnier et compagnon de Fela Anikulapo Kuti Tony Allen, ainsi que l’ancienne cheville ouvrière de James Brown Alfred Pee Wee Ellis, dont le saxophone illumine de sa suavité et de sa sensualité un « Bourama » qui rappelle que l’afro-beat offre la plus langoureuse des transes. Lô joue également avec les répertoires, proposant ses propres compositions, en grand écart entre funk, reggae (même si ses dreadlocks ne font pas de lui un rasta), mbalax, ou ballade acoustique (« Sankara », hommage tout en délicatesse à Thomas Sankara, charismatique président du Burkina Faso, assassiné en 1987), mais également des reprises judicieusement habitées. Jamm fut préparé dans l’intimité du chant, des guitares et du chant lead ou choral de Lô, avant que les musiciens précités complètent l’habillage de ces chansons de légèreté swing au cours de sessions londoniennes. Tous réunis autour de toutes les musiques de tous les mondes. Un album qui confirme de manière éclatante le statut essentiel de Cheikh Nidgel Lô, comme passeur culturel des traditions musicales sénégalaises, au bénéfice d’audiences occidentales, qui se trouveront immanquablement séduites par la grâce de son art.

Source: Wikipédia, fnac.com

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