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lundi, août 15, 2022
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Boubacar Boris Diop : “Le confinement a été une opportunité de lecture intense pour le commun des mortels”

La conférence inaugurale de la deuxième édition du Salon national du livre est ouverte à Dakar depuis ce jeudi.

Le journaliste et écrivain sénégalais, Boubacar Boris Diop a saisi l’occasion pour faire le point sur la cohabitation entre la Covid-19 et la littérature. Les livres ont été “un refuge et un antidote” durant le confinement lié à la pandémie de Covid-19 qui continue de sévir dans le monde, a-t-il déclaré, selon l’APS.

“(…) L’on n’a jamais autant lu dans le monde entier que pendant le confinement. Les livres, surtout ceux qui transportent loin d’un univers mal maîtrisé, ont été un refuge et un antidote’’, a fait observer le romancier lors de la conférence inaugurale de la deuxième édition du Salon national du livre, ouvert jeudi à Dakar.

Introduisant le thème “Littérature et Covid-19”, Boubacar Boris Diop relève “la faible production littéraire africaine sur les épidémies en générale”, indiquant néanmoins qu’ En compagnie des hommes, de l’écrivaine ivoirienne Véronique Tadjo et Les eaux noires, du Sénégalais Abdoul Kane sont une timide exception”.

Mais si les auteurs se sont abstenus d’écrire sur le Covid-19, il n’en demeure pas moins qu’ils sont restés créatifs et ont même parfois adoré le confinement, reconnaît-il.  “Ce virus habile à se répliquer et à déjouer les conclusions des laboratoires, résiste autant pour l’heure au vaccin qu’à la narration romanesque’’, constate l’auteur de ‘’Murambi, le livre des ossements”. 

Pour lui, “si la vie littéraire classique a été totalement inexistante avec l’absence de festivals, de salons du livre pendant deux ans, le confinement a été une opportunité de lecture intense pour le commun des mortels”.

“Le confinement a engendré une profonde intimité entre le Covid-19 et la littérature. (…). Du jour au lendemain, presque tous les citoyens se sont mis à écrire, entrant de ce fait dans une relation personnelle avec le virus. Ils l’ont supplié de se montrer clément, et l’ont aussi houspillé ou cherché à l’amadouer”, note l’écrivain.  

La deuxième édition du Salon national du livre se poursuit jusqu’à dimanche avec des panels analysant les impacts du Covid-19 sur le livre et les industries culturelles en général et un atelier sur les règles d’écriture en wolof destiné aux journalistes. 

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