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mercredi, décembre 1, 2021
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Attaques barbares sur des esclaves au Mali : L’Onu réclame justice

Des experts de l’Onu (Organisation des Nations unies) ont déploré, par un communiqué publié à Genève (Suisse), ce 29 octobre, les actes de barbarie perpétrés contre des « esclaves » au Mali.

Cette dernière attaque a duré deux jours. Des personnes considérées comme des esclaves ont été attaquées par des compatriotes maliens qui s’opposaient à ce qu’elles célèbrent la fête de l’indépendance malgré qu’elles avaient retardé leurs célébrations d’une semaine pour éviter des problèmes. Les agresseurs étaient muni d’armes à feu, de haches, de machettes et de bâtons.

Ils ont attaché certains des soi-disant « esclaves » avec des cordes avant de les battre sévèrement. Les heurts ont fait un (1) mort et au moins douze 12 blessés parmi les « esclaves » . Trente (30) personnes des deux camps ont été arrêtées et la Gendarmerie a ouvert une enquête.

L’Onu dénonce ces séries de violence à l’encontre de centaines de personnes nées en esclavage au Mali. L’organisme international déclare que ces pratiques dépassent l’entendement. Ses experts des droits humains exigent du pays de l’Afrique occidentale que justice soit rendue aux victimes et que l’esclavage soit interdit une bonne fois.

 « Ces actes odieux inqualifiables durent depuis bien trop longtemps et sont commis par certains ressortissants maliens qui défendent ouvertement l’esclavage fondé sur l’ascendance », ont déclaré les experts. « Le monde entier observe et perd patience. Nous avons déjà condamné cette pratique odieuse à de nombreuses reprises – maintenant le gouvernement malien doit agir, en commençant par mettre fin à l’impunité pour les attaques contre les ‘esclaves’. », ajoutent-ils.

 « Le fait que ces attaques se produisent si souvent dans cette région montre que l’esclavage fondé sur l’ascendance est encore socialement accepté par certains politiciens influents, chefs traditionnels, responsables de l’application des lois et autorités judiciaires au Mali », regrette l’Onu.

Notant que le Mali ne dispose pas d’une loi spécifique contre l’esclavage, les experts ont déclaré qu’ « il était grand temps de mettre fin à cette pratique hors la loi. Le Mali doit criminaliser l’esclavage sans plus tarder et prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger tous les Maliens contre la violence, y compris ceux qui, historiquement, ont eu le statut ‘d’esclave’ ».

« L’esclavage ne peut plus être toléré (…) Ceux qui continuent à le soutenir doivent comprendre qu’ils ne peuvent pas s’attaquer impunément à des personnes qui revendiquent leurs droits légitimes », rapportent Alioune Tine, expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali et ses collègues.

Fin septembre, dans la région de Kayes, à quelque 500 km au nord-ouest de Bamako, la capitale du Mali, sept (7) attaques précédentes, depuis janvier, y ont eu lieu. Une (1) personne a été tuée, soixante-dix-sept (77) ont été blessées et plus de trois mille (3 000) « esclaves » ont été déplacés.

Dans le pays, tout comme en Mauritanie d’ailleurs, il y a encore des personnes naissant en esclavage car leurs ancêtres ont été capturés comme esclaves et que leurs familles « appartiennent » aux familles propriétaires d’esclaves appelées « nobles » et ceci, depuis des générations. Les « esclaves » sont contraints de travailler sans rémunération. Ils peuvent être hérités et sont privés des droits humains fondamentaux.

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