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mercredi, décembre 7, 2022
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Arrestation de Pape Alé Niang: L’avis de Daouda Mine

L’arrestation du journaliste d’investigation Pape Alé Niang, poursuivi pour diffusion d’information de nature militaire sans autorisation de la hiérarchie, fait couler beaucoup d’encre.

Intervenant sur iRadio, Daouda Mine s’est prononcé à ce propos. Le chroniqueur judiciaire indique que la liberté d’informer doit être encadrée. “Cet article-là dispose que le journaliste, technicien des médias sans entrave sur tous les faits et intérêts publics  d’investigation, ont droit au libre accès à toutes les sources d’information et d’enquête, sans entrave sur tous les faits d’intérêt public, sous réserve du secret défense, du secret de l’enquête, de l’instruction et de la réglementation applicable à l’accès à certaines structures’’, explique le journaliste.

D’après lui, le journaliste doit se conformer aux règles, surtout quand l’information est classée top secret. ‘’Ce qui veut dire quoi ? C’est que, à chaque fois que nous sommes face à une information, nous devons veiller à ce que cette information-là réponde aux critères et respecte la législation sénégalaise. Donc, nous sommes au Sénégal, dans un pays qui est régi par un certain nombre de textes et nous journalistes, nous n’avons pas le droit d’entraver ces règles-là’’, précise Daouda Mine.

Par ailleurs, le chroniqueur judiciaire estime que la loi ne vise pas seulement le journaliste, mais également la personne qui lui a remis les documents. ‘’Cet article 363 là ne vise pas principalement les journalistes ; il vise principalement les personnes qui sont dans le cadre d’une enquête, qui détiennent des secrets professionnels et qui font en sorte que ces secrets professionnels-là se retrouvent sur la place publique’’, dispose la loi, à en croire le spécialiste.

“Aujourd’hui, quoi qu’on puisse reprocher à Pape Alé Niang, il n’a pas dressé un procès-verbal, il n’a pas fait une enquête interne de la gendarmerie et, par conséquent il n’était pas censé détenir cette information-là. La personne qui lui a donné cette information-là, c’est cette personne-là qui est passible de l’article 363. Lui, à la limite, on pourrait lui reprocher d’avoir été le complice de cette personne-là’’, pense Daouda Mine.

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