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AFRIQUE/ SAISIE DE SES BIENS Sale temps pour le groupe Bolloré

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Comme indiqué dans son communiqué du 14 juin 2021, l’entreprise Burkinabè SOPAM.SA a procédé, le jeudi 17 juin 2021, à la saisie des créances et matériels de trois filiales du groupe Bolloré au Burkina Faso à savoir : Transport & Logistics Burkina Faso, Burkina Logistics & Minings Services (BLMS), Société nationale de Transit du Burkina (SNTB). Cette saisie fait suite à l’affaire de la centrale électrique de Komsilga qui opposait SOPAM. SA dirigé par l’homme d’affaires Pangueba Mohamed Sogli à SAGATRANS, une filiale du groupe français Bolloré pendant plus d’une décennie.Dans la matinée du 17 juin 2021, on pouvait observer le ralentissement des activités dans les trois filiales du groupe Bolloré que sont : Transport & Logistics Burkina Faso, Burkina Logistics & Minings Services (BLMS), Société nationale de Transit du Burkina (SNTB) .Pour cause, la société SOPAM. SA a commencé la mise en application de la décision judiciaire suite à l’affaire de la centrale électrique de Komsilga. Après plus de 10 ans de bataille judiciaire, l’entreprise SOPAM SA a obtenu de la justice, le recouvrement, dans cinq (5) pays (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Sénégal) où se trouvent les filiales du groupe Bolloré, de la somme de quatorze milliards six cent vingt-neuf millions trente-six mille quatre cent quatre-vingt-dix-sept (14 629 036 497) F CFA représentant le dédommagement lié aux avaries subies par le groupe électrique pendant son entreposage au port d’Abidjan, ainsi qu’au retard accusé dans sa livraison à Ouagadougou.Selon Maître Jean-Charles Tougma, l’un des avocats de l’entreprise SOPAM SA, l’opération de ce jeudi consistait en la saisie de créances des filiales et le matériel pour payer la dette de SOPAM.  » Elles ont le droit, lorsqu’elles paient, de se retourner contre le groupe. Et entre les membres du même groupe, ce n’est pas impossible de rentrer dans les fonds immédiatement ». a-t-il déclaré tout en précisant que ces filiales ont été condamnées pour cause de saisie. Elles peuvent payer et se substituer au droit Burkinabè pour rentrer en possession de leur fonds.Cette opération de saisie, qui n’est que le début d’une longue procédure, a eu lieu en présence de forces de sécurité. Pour l’instant, les responsables de ces filiales ne se sont pas encore exprimés par rapport à la situation.

Avec le faso

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