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Ethiopie : la Commission des droits de l’homme alerte sur le traitement des détenus en Oromiya

L’état de droit n’est pas respecté pour les prisonniers dans la région de l’Oromiya, en Ethiopie. C’est la conclusion d’un rapport publié jeudi par la Commission éthiopienne des droits de l’homme, une institution semi-publique dirigée par un ancien responsable de l’association Human Rights Watch. L’institution exprime sa « sérieuse inquiétude » sur le traitement des détenus. Elle se dit « alarmée » par les conditions de détention constatée et pense que « de graves violations des droits de l’homme ont été commises ».

Source : RFI

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Éthiopie: l’ONU dépeint une situation humanitaire catastrophique dans le Tigré

Le dernier bulletin du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) publié ce mardi comptabilise 4,5 millions de personnes ne pouvant pas se nourrir sans aide, 1,7 millions de Tigréens ayant quitté leur maison depuis le début de la guerre et 62 000 ayant fui leur pays vers le Soudan.

La photographie de la situation humanitaire, arrêtée au 31 mars, montre un territoire toujours meurtri par la violence et la peur. Certes, dit l’Ocha, l’accès des humanitaires s’est amélioré. Mais les habitants des campagnes et des villes de l’ouest, ainsi que de Shiraro, Zena, Endabaguna, au nord-ouest, manquent de tout : électricité, soins, eau, sanitaires, éducation. Enfin, « le conflit entrave l’accès à la protection sociale publique d’institutions telles que le système judiciaire et les services de police », ajoute l’Ocha.

Source : Rfi

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Ethiopie: l’armée érythréenne va quitter le Tigré, assure Abiy Ahmed

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé vendredi que l’Erythrée allait retirer ses troupes de la région du Tigré (nord de l’Ethiopie), où Addis Abeba a lancé une opération militaire en novembre pour en déloger les autorités dissidentes.

« Dans mes discussions du 26 mars avec le président (érythréen) Issaias Afeworki à l’occasion de ma visite à Asmara, le gouvernement érythréen a accepté de retirer ses forces en dehors des frontières de l’Ethiopie », a annoncé le Premier ministre dans un communiqué posté sur son compte Twitter.

Cette annonce fait suite à la reconnaissance mardi, pour la première fois depuis le début de l’opération militaire au Tigré, de la présence de troupes érythréennes sur le sol tigréen par Abiy Ahmed, qui s’est rendu à Asmara jeudi.

Le Premier ministre éthiopien a lancé le 4 novembre une intervention militaire visant à renverser le parti au pouvoir dans cette région du nord du pays, le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), dont il a accusé les forces d’avoir attaqué des bases de l’armée fédérale.

Il a proclamé la victoire le 28 novembre mais les combats s’y sont poursuivis.

Dans son communiqué vendredi, il rappelle que le TPLF avait tiré plusieurs roquettes sur la capitale érythréenne, « incitant ainsi le gouvernement érythréen à traverser la frontière avec l’Ethiopie, à prévenir d’autres attaques et à sauvegarder sa sécurité nationale ».

Le prix Nobel de la Paix 2019 ajoute que l’armée éthiopienne va se déployer dans les zones où les troupes érythréennes étaient stationnées, notamment à la frontière.

Sollicité par l’AFP, le ministre érythréen de l’Information Yemane Gebremeskel n’avait pas réagi à cette annonce vendredi matin.

Les troupes d’Asmara ont semble-t-il joué un rôle militaire primordial dans la campagne militaire d’Addis Abeba contre les forces du Tigré, aux côtés de l’armée éthiopienne.

Elles ont aussi été gravement mises en causes par plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme et par de nombreux habitants du Tigré, dont certains rencontrés par l’AFP, dans des massacres de civils désarmés et dans des violences sexuelles à grande échelle.

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Comment l’Éthiopie a dû se résoudre à admettre l’implication de l’Érythrée au Tigré

Quatre mois après la fin de la guerre au Tigré, lancée par le gouvernement éthiopien contre la province rebelle du Nord, plusieurs rapports accusent les soldats érythréens d’avoir massacré des civils. Un dossier embarrassant pour le pouvoir éthiopien, qui avait jusqu’ici nié la participation de son voisin à son opération militaire.  

Source : France24